KDO
BAUDELAIRE Charles
LES FLEURS DU MAL TABLEAUX PARISIENS
PAYSAGE CXXIII
Je veux, pour composer chastement mes églogues ,
Coucher aupres du ciel,comme les astrologues,
Et ,voisin des clochers,écouter en revant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton,du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde;
Les tyuaux,les clochers,ces mats de la cité,
Et les grands ciels qui font rever d'éternité
Il est doux, à travers les brumes, de voir naitre
L'étoile dans l'azur, la lampe a la fenetre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pale enchantement.
Je verrai les printemps, les étes,les automnes;
Et quand viendra l' hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portieres et volets
Pour batir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je reverai des horizons bleuatres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albatres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'idylle a de plus enfantin.
L'émeute,tempetant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brulants une tiede atmosphere.
OK
LA POESIE PURE
Iillumime
les fleurs du mal
CES FLEURS MALADIVES
Que l'on ceuille
ET QU'ON AIME
JVA
GG