KDO

Publié le par Alberoz

RONSARD (Pierre DE)

Sur la mort de Marie

Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa premiere fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'aube de ses pleurs au point du jour l'arrose;

La grace dans sa feuille,et l'amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d'odeur;
Mais battue ou de pluie ou d'excesive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.


Ainsi en ta premiere et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La parque t'a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif ou mort ton corps ne soit que roses.

ok

critiquée par Malherbe, son oeuvre connut un oubli de deux siecles
Mais fut réhabilitée par Sainte-Beuve
en ce jour aimer au nom de la rose
et pas seulement

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Publié dans poesie

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