mallarme . soupir

Publié le par Alberoz

SOUPIR

Mon ame vers ton front ou rève, o calme soeur,
 un automne de taches de rousseur,
Et vers le ciel errant de ton oeil angélique
Monte, comme dans un jardin mélancolique,
Fidèle,un blanc jet d'eau soupire vers l'azur!
Vers l'azur attendri d'Octobre pale et pure
Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie
Et laisse, sur l'eau morte ou la fauve agonie
Des feuilles erre au vent et creuse un froid sillon
Se trainer le soleil jaune d'un long rayon

merci

J.V.M.

 

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Publié dans poesie

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